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Rempart médiéval de Toulouse en Haute-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine urbain Patrimoine défensif Rempart

Rempart médiéval de Toulouse

    Boulevard Armand-Duportal
    31000 Toulouse
Propriété de la commune ; propriété de l'Etat
Rempart médiéval de Toulouse
Rempart médiéval de Toulouse 
Rempart médiéval de Toulouse 
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Rempart médiéval de Toulouse 
Rempart médiéval de Toulouse 
Crédit photo : This illustrationwas made byPeter Potrowl. Please - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
500
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 30 apr. J.-C.
Construction du rempart romain
IVe siècle
Renforcement du rempart romain
1209
Destruction par Simon de Montfort
1229
Traité de Meaux-Paris
XIVe siècle
Reconstruction en terre battue
XVIe siècle
Modernisation face aux Espagnols
XVIIIe-XIXe siècles
Démolition massive
1925-1997
Protections au titre des monuments
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Sections de courtines et tours subsistantes situées sur les parcelles AE 12, 122, 135, 160, 167, 171, 172 : inscription par arrêté du 13 août 1997

Personnages clés

Simon de Montfort - Chef croisé Ordonne la destruction en 1215.
Louis IX - Roi de France Impose le démantèlement en 1229.
François Ier - Roi de France Modernise les défenses au XVIe siècle.
Joseph-Marie de Saget - Ingénieur du Languedoc Conçoit la porte Saint-Cyprien (1776-1789).
François Lucas - Sculpteur Réalise les allégories de la porte Saint-Cyprien.

Origine et histoire

Les remparts de Toulouse sont un ensemble de fortifications construites entre le Ier et le XVIe siècle pour protéger la ville. Leur histoire commence sous l’Empire romain, vers 30 apr. J.-C., avec un premier rempart monumental, symbole de prestige pour la colonie de Tolosa. Ce rempart, initialement sans vocation militaire, est renforcé au Bas-Empire (IVe siècle) par des tours défensives, en réponse aux incertitudes politiques et aux migrations germaniques. Il est partiellement détruit lors de la Croisade des albigeois (1209) sur ordre de Simon de Montfort, puis démantelé après le traité de Meaux (1229).

Au XIVe siècle, pendant la guerre de Cent Ans, les Toulousains reconstruisent une muraille en terre battue, flanquée de tours comme celles des Hauts-Murats ou du Sénéchal. Ces dernières, réduites à 3 mètres en 1215, perdent leur fonction militaire et deviennent prison ou dépendance administrative. Au XVIe siècle, face à la menace espagnole, François Ier ordonne la modernisation des défenses : des bastions sont ajoutés, et la muraille est rehaussée à 6 mètres, dépourvue de tours mais dotée d’échauguettes. Ces aménagements reflètent les tensions entre la France et l’Empire de Charles Quint.

La plupart des remparts sont démolis aux XVIIIe et XIXe siècles pour faciliter l’urbanisation. Aujourd’hui, seuls des vestiges subsistent, comme des pans de muraille gallo-romaine (musée de l’Institut catholique), la barbacane de la Porte du Château (intégrée à un immeuble du XIXe siècle), ou les tours des Hauts-Murats et du Sénéchal, protégées depuis 1925. Ces traces archéologiques, souvent visibles dans des sous-sols ou des cours privées, illustrent l’évolution des techniques défensives, des Romains aux Temps modernes.

Le faubourg Saint-Cyprien, sur la rive gauche de la Garonne, possède aussi son propre rempart médiéval, construit au XIIIe siècle puis renforcé au XVe siècle face aux Anglais. La tour Taillefer, haute de 35 mètres, en était l’élément le plus imposant. La porte Saint-Cyprien, édifiée entre 1776 et 1789, marque quant à elle la transition vers une entrée monumentale, symbolique plutôt que défensive, avec ses pavillons sculptés et sa grille en fer forgé, aujourd’hui disparue.

Les fouilles archéologiques, comme celles de l’hôpital Larrey (1988) ou du T.N.T. (1992-1998), ont permis de dater précisément le rempart romain (vers 20-30 apr. J.-C.) et de découvrir des vestiges wisigoths (Ve siècle). Ces études, combinées à des protections au titre des monuments historiques (classements de 1925 à 1997), préservent une mémoire fragmentaire mais précieuse de ces fortifications, dont les noms de rues (Rempart-Saint-Étienne, Escoussières) perpétuent encore le souvenir.

Liens externes